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        <title>IN THE MOOD FOR CINEMA</title>
        <description>&amp;quot;Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion.&amp;quot; Saint-Augustin ~Tribulations cinématographiques d'une jeune scénariste~</description>
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                <title>« La piscine » de Jacques Deray : une plongée dans une eau savoureusement trouble et incandescente</title>
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                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 11:49:05 +0200</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/1022063090.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1105372&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/1420095430.jpg&quot; alt=&quot;piscine.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1105372&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/1052227399.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/1052227399.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/1749585662.jpg&quot; alt=&quot;piscine dvd.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1105412&quot; name=&quot;media-1105412&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comme je vous le disais hier, faute de choix de films intéressants à l’affiche actuellement, je vous propose de profiter du &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/07/02/6eme-edition-de-paris-cinema-la-selection-d-in-the-mood-for.html&quot;&gt;Festival Paris Cinéma&lt;/a&gt; dans le cadre duquel sera notamment projetée «&amp;nbsp;La piscine&amp;nbsp;» de Jacques Deray, à l’occasion de l’hommage que le festival rend&amp;nbsp; à Jean-Claude Carrière qui en est le coscénariste. Si vous n’êtes pas à Paris vous pouvez également trouver ce film en DVD.&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce film date de 1968, c’est déjà tout un programme. Il réunit Maurice Ronet, &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/01/26/sur-la-route-de-madison-au-theatre-marigny.html#comments&quot;&gt;Alain Delon&lt;/a&gt;, Romy Schneider, Jane Birkin dans un huis-clos sensuel et palpitant, ce quatuor est déjà une belle promesse.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Marianne (Romy Schneider) et Jean-Paul (Alain Delon) passent en effet des vacances en amoureux dans la magnifique villa qui leur a été prêtée sur les hauteurs de Saint-Tropez. L’harmonie est rompue lorsqu’arrive Harry (Maurice Ronet), &amp;nbsp;ami de Jean-Paul et de Marianne chez lequel ils se sont d’ailleurs rencontrés, cette dernière entretenant le trouble sur la nature de ses relations passées avec Harry. Il arrive accompagné de sa fille de 18 ans, la gracile et nonchalante Pénélope (Jane Birkin).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;La piscine&amp;nbsp;» fait partie de ces films que l’on peut revoir un nombre incalculable de fois (du moins que je peux revoir un nombre incalculable de fois) avec le même plaisir pour de nombreuses raisons mais surtout pour son caractère intelligemment elliptique et son exceptionnelle distribution et direction d’acteurs.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dès les premières secondes la sensualité trouble et la beauté magnétique qui émane du couple formé par Romy Schneider et Alain Delon, la langueur que chaque plan exhale plonge le spectateur dans une atmosphère particulière, captivante. La tension monte avec l’arrivée d’Harry et de sa fille, menaces insidieuses dans le ciel imperturbablement bleu de Saint-Tropez. Le malaise est palpable entre Jean-Paul et Harry qui rabaisse sans cesse le premier, par une parole cinglante ou un geste méprisant, s’impose comme si tout et tout le monde lui appartenait, comme si rien ni personne ne lui résistait.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour tromper le langoureux ennui de l’été, un jeu périlleusement jubilatoire de désirs et de jalousies va alors commencer, entretenu par chacun des personnages, au péril du fragile équilibre de cet été en apparence si parfait&amp;nbsp;et de leur propre fragile équilibre, surtout celui de Jean-Paul, interprété par Alain Delon qui, comme rarement, incarne un personnage vulnérable à la sensualité non moins troublante. L’ambiguïté est distillée par touches subtiles&amp;nbsp;: un regard fuyant ou trop insistant, une posture enjôleuse, une main effleurée, une allusion assassine. Tout semble pouvoir basculer dans le drame d’un instant à l’autre. La menace plane. L’atmosphère devient de plus en plus suffocante.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dès le début tout tourne autour de la piscine&amp;nbsp;: cette eau bleutée trompeusement limpide et cristalline autour de laquelle ils s’effleurent, se défient, s’ignorent, s’esquivent, se séduisent autour de laquelle la caméra virevolte, enserre, comme une menace constante, inéluctable, attirante et périlleuse comme les relations qui unissent ces 4 personnages. Harry alimente constamment la jalousie et la susceptibilité de Jean-Paul par son arrogance, par des allusions à sa relation passée avec Marianne que cette dernière a pourtant toujours niée devant Jean-Paul. Penelope va alors devenir l’instrument innocent de ce désir vengeur et ambigu puisqu’on ne sait jamais vraiment si Jean-Paul la désire réellement, s’il désire atteindre Harry par son biais, s’il désire attiser la jalousie de Marianne, probablement un peu tout à la fois, et probablement aussi se raccrochent-ils l’un à l’autre, victimes de l’arrogance, la misanthropie masquée et de la désinvolture de Harry. C’est d’ailleurs là que réside tout l’intérêt du film&amp;nbsp;: tout insinuer et ne jamais rien proclamer, démontrer. Un dialogue en apparence anodin autour de la cuisine asiatique et de la cuisson du riz alors que Jean-Paul et Penelope reviennent d’un bain nocturne ne laissant guère planer de doutes sur la nature de ce bain, Penelope (dé)vêtue de la veste de Jean-Paul dans laquelle elle l’admirait de dos, enlacer Marianne, quelques jours auparavant, est particulièrement symptomatique de cet aspect du film, cette façon d’insinuer, cette sensualité trouble et troublante, ce jeu qui les dépasse. Cette scène entremêle savoureusement désirs et haines latents. Les regards de chacun&amp;nbsp;: respectivement frondeurs, évasifs, provocants, dignes, déroutés… font que l’attention du spectateur est suspendue à chaque geste, chaque ton, chaque froncement de sourcil, accroissant l’impression de malaise et de fatalité inévitable.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aucun des 4 personnages n’est délaissé, la richesse de leurs psychologies, de la direction d’acteurs font que chacune de leurs notes est indispensable à la partition. La musique discrète et subtile de Michel Legrand renforce encore cette atmosphère trouble. Chacun des 4 acteurs est parfait dans son rôle&amp;nbsp;: Delon dans celui de l’amoureux jaloux, fragile, hanté par de vieux démons, d’une sensualité à fleur de peau, mal dans sa peau même, Romy Schneider dans celui de la femme sublime séductrice dévouée, forte, provocante et maternelle, Jane Birkin dont c’est le premier film français dans celui de la fausse ingénue et Maurice Ronet dans celui de l’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;ami&amp;nbsp;» &amp;nbsp;séduisant et détestable, transpirant de suffisance et d’arrogance…et la piscine, incandescente à souhait, véritable «&amp;nbsp;acteur&amp;nbsp;». &amp;nbsp;Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas lever le voile sur les mystères qui entourent ce film et son dénouement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Deray retrouvera ensuite Delon à 8 reprises notamment dans «&amp;nbsp;Borsalino&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Flic story&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Trois hommes à abattre&amp;nbsp;»… mais «&amp;nbsp;La piscine&amp;nbsp;» reste un film à part dans la carrière du réalisateur qui mettra en scène surtout un cinéma de genre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Neuf ans après «&amp;nbsp;Plein soleil&amp;nbsp;» de René Clément (que je vous recommande également), la piscine réunit donc de nouveau Ronet et Delon, les similitudes entres les personnages de ces deux films sont d’ailleurs nombreuses et le duel fonctionne de nouveau à merveille.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un chef d’œuvre dont le «&amp;nbsp;Swimming&amp;nbsp;pool&amp;nbsp;» de François Ozon apparaît comme une copie détournée, certes réussie mais moins que l’original. En lisant récemment «&amp;nbsp;UV&amp;nbsp;» de Serge Joncour je me dis que cette piscine-là n’a pas fini d’inspirer écrivains, scénaristes et réalisateurs mais qu’aucune encore n’a réussi à susciter la même incandescence trouble.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un film sensuel porté par des acteurs magistraux, aussi fascinants que cette eau bleutée fatale, un film qui se termine par une des plus belles preuves d’amour que le cinéma ait inventé. A voir et à revoir. Plongez dans les eaux troubles de cette «&amp;nbsp;piscine&amp;nbsp;» sans attendre une seconde&amp;nbsp;! La période estivale est le moment rêvé…à vos risques et périls.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Heures et lieux de projection de «&amp;nbsp;La piscine&amp;nbsp;» de Jacques Deray à Paris Cinéma, au cinéma Le Champo dans le 5ème: le 2 juillet à 16H, le 5 à 18H, le 9 à 16H30, le 10 à 20H, le 12 à 20H.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sandra.M&lt;/p&gt; 
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                <title>6ème édition du Festival Paris Cinéma: la sélection d'In the mood for cinema</title>
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                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 16:00:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/1294218472.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/1294218472.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1104117&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/02/2050437675.jpg&quot; alt=&quot;affiche paris cinema.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1104117&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comme chaque année, alors que se profilent les vacances, les choix cinématographiques se raréfient, et à l'exception de &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/06/26/valse-avec-bashir-d-ari-folman-un-documentaire-d-animation.html&quot;&gt;Valse avec Bashir&quot; de Ari Folman&lt;/a&gt;, je n'ai pas d'autres films&amp;nbsp; actuellement&amp;nbsp; à l'affiche à vous recommander (à l'exception de ceux figurant dans la rubrique à gauche du blog &quot;Films de la semaine à ne pas manquer&quot; et qui, exceptionnellement, seraient encore à l'affiche dans certaines salles) c'est pourquoi cette semaine je vous propose un choix de films projetés dans le cadre du Festival Paris Cinéma.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le Festival Paris Cinéma&amp;nbsp;qui a lieu du 1er au 12 juillet et&amp;nbsp;fête cette année sa sixième édition pour 5€ la séance ou 25€ le ciné pass propose un large choix de projections et évènements: une sélection internationale avec une compétition de longs et courts-métrages&amp;nbsp;et des avant-premières, des invités d'honneur (cette année Nathalie Baye, David Cronenberg, Aki Kaurismäki, Jospeh Kuo, Runit Elkabetz, Jean-Claude Carrière),&amp;nbsp;un pays à l'honneur (cette année les Philippines), des évènements comme des ciné-concerts et des projections en plein air, des ateliers et rendez-vous professionnels...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Si je pense toujours qu'un vrai festival de cinéma fait défaut à Paris, que ce festival manque d'unicité, il n'en demeure pas moins que dans cette programmation figurent de nombreux films intéressants. Je vous en propose ci-dessous une sélection subjective en commençant par les films que j'ai découverts lors du &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfortcom&quot;&gt;Festival de Cannes 2008&lt;/a&gt; et que Paris Cinéma projette en avant-première:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;FILMS DU FESTIVAL DE CANNES 2008 PROJETES EN AVANT-PREMIERE A PARIS CINEMA ET RECOMMANDES PAR &quot;IN THE MOOD FOR CINEMA&quot;:&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;1/Le film que je vous recommande en priorité est mon coup de coeur du Festival de Cannes 2008 intitulé &quot;JE VEUX VOIR&quot; de JOANA HADJITHOMAS et KHALIL JOREIGE.&lt;/strong&gt; (Ci-dessous retrouvez mon article publié sur &quot;In the mood for Cannes&quot; à la suite de la projection cannoise du film, &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/17/je-veux-voir-de-joana-hadjithomas-er-khalil-joreige-avec-ca.html#comments&quot;&gt;vous pouvez également retrouver mes vidéos de la présentation du film à Cannes&amp;nbsp;en cliquant ici)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Projection à&amp;nbsp; Paris Cinéma le 8 juillet à 21H30 au MK2 Bibliothèque, présentation par les deux réalisateurs et Catherine Deneuve annoncée&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/02/02/363507475.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1021035&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/02/02/363507475.JPG&quot; alt=&quot;363507475.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1021035&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/02/02/1376441795.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1021050&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/02/02/1376441795.JPG&quot; alt=&quot;1376441795.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1021050&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;Photos &quot;In the mood for Cannes&quot;: L'équipe du film &quot;Je veux voir&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;Alors que dehors des rafales de vent et des pluies torrentielles s’abattent sur la Croisette, je profite de ces quelques minutes de calme pour écrire&amp;nbsp;: un &amp;nbsp;silence, une pause dans la frénésie cannoise &amp;nbsp;presque déstabilisante me faisant réaliser que cette vie irréelle ne dure que l’espace&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;de 12 jours et s’achèvera dans ce qui me semble être une délicieuse éternité, que la réalité peut reprendre ses droits, qu’elle le fera. Quelques minutes pour faire un flash-back sur toutes ces images de vie et de cinéma contrastées, fortes dans les deux cas, &amp;nbsp;lumineuses (dans le premier cas) et sombres (dans le second), oniriques (dans le premier cas) et cauchemardesques (dans le second). Entre apesanteur réelle et pesanteur fictive, écartelée entre des émotions que même la tempête ne balaiera pas, tout juste se fera-t-elle l’écho de leur puissance, de leur violence presque fascinante. Quelques minutes donc pour évoquer la projection de cet après-midi dans la section &lt;strong&gt;Un Certain Regard&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je veux voir&amp;nbsp;» réalisé par Joana Hadjithomas et Khalil Joreige dans lequel «&amp;nbsp;joue&amp;nbsp;» Catherine Deneuve.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pitch par l’équipe du film&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; «&amp;nbsp;Juillet 2006.&amp;nbsp;Une guerre éclate au Liban. Une nouvelle guerre mais pas une de plus, une guerre qui vient briser les espoirs de paix et l'élan de notre génération.&amp;nbsp; Nous ne savons plus quoi écrire, quelles histoires raconter, quelles images montrer. Nous nous demandons : &quot; Que peut le cinéma ? &quot;. Cette question, nous décidons de la poser vraiment. Nous partons à Beyrouth avec une &quot; icône &quot;, une comédienne qui représente pour nous le cinéma, Catherine Deneuve. Elle va rencontrer notre acteur fétiche, Rabih Mroué.&amp;nbsp; Ensemble, ils parcourent les régions touchées par le conflit. A travers leurs présences, leur rencontre, nous espérons retrouver une beauté que nos yeux ne parviennent plus à voir.&amp;nbsp; Une aventure imprévisible, inattendue commence alors….&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Lors de la présentation du film au public, Khalil Joreige a déclaré : &quot;Nous sommes très émus de présenter ce film aujourd’hui. Nous remercions Thierry Frémaux et l’équipe du Festival. Pour nous, ce film est une vraie aventure cinématographique qui, vous le verrez, devient de plus en plus intense et surprenante. Nous tenons à remercier Catherine Deneuve pour sa générosité et son audace, pour nous avoir permis de faire ce film.&quot; Et Joana Hadjithomas de conclure : &quot;Je dédie cette projection à ceux qui auraient voulu être avec nous : notre équipe, nos familles, nos amis qui n’ont pas pu faire le voyage à cause des derniers événements.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;C’est donc de nouveau en miroir du monde pour reprendre les termes de Steve Mc Queen, le réalisateur de «&amp;nbsp;Hunger&amp;nbsp;» dont je vous parlais avant-hier que se positionne ce film. Un miroir dans lequel se reflètent et s’influencent intelligemment sa beauté et sa laideur, sa vérité et sa mythologie, sa réalité et sa fiction. «&amp;nbsp;Je veux voir&amp;nbsp;» est en effet un film inclassable qui mélange intelligemment fiction et documentaire, un mélange duquel résulte alors une impression troublante qui ne nuit pas au propos mais au contraire le renforce, paradoxalement le crédibilise. Un Certain Regard. Le nom de cette sélection était parfaitement choisi pour accueillir ce film. De regards il y est en effet beaucoup question. &amp;nbsp;Celui magnétique, troublé, inquiet, empathique, curieux de Catherine Deneuve. Un regard certain, en apparence en tout cas. C’est donc son regard ( elle est tantôt filmée de face, tantôt en caméra subjective) qui guide le nôtre. Le film commence ainsi&amp;nbsp;: Catherine Deneuve est filmée de dos, à la fenêtre, à Beyrouth qu’elle regarde et surplombe. De dos avec cette silhouette tellement reconnaissable, celle de l’icône qu’elle représente pour les cinéastes qui l’ont choisie. Elle dit alors qu’elle veut voir. Elle veut voir les traces de la guerre. Elle veut voir ce qui ne lui paraît pas réel à travers l’écran de télévision (décidément, les films se répondent, troublant écho à celui d’hier).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Cette rencontre ensuite avec Rabih Mroué qui sera son guide et chauffeur sonne tellement juste, semble tellement éclore sous nos yeux que nous sommes presque gênés d’être là et en même temps captivés. Catherine Deneuve, son personnage, qu’importe, demande si elle peut fumer autant par politesse que pour amorcer une conversation, une complicité, puis elle s’interroge sur le fait que Rabih ne mette pas de ceinture. Il lui explique que depuis la guerre les principes ont un peu volé en éclats. Elle précise qu’elle n’est pas pour l’ordre mais que c’est quand même dangereux. Son visage ne trahit presque aucune émotion et n’en est justement que plus émouvant, de même lorsqu’elle demande pour la deuxième fois si elle peut fumer et reparle de la ceinture de sécurité après un évènement dangereux. Comme si ces propos trahissaient sa peur et la rassuraient, leur réitération les rendant tragiquement drôles. Son ton posé contraste avec l’inquiétude que trahit ses paroles.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Peu à peu ils s’éloignent de Beyrouth, on leur interdit de filmer, ou le scénario prévoyait qu’on fasse croire qu’on leur interdisait de filmer. Le résultat est le même. Nous ne savons pas. Que ce soit fictif ou réel l’essentiel est que cela soit tellement évocateur. Un avion passe et émet un puissant fracas, comme une bombe que l’on lâcherait. Catherine Deneuve sursaute et pour la première fois ou presque son corps trahit sa peur. Le chauffeur lui explique que l’avion &amp;nbsp;israélien a passé le mur du son, que le but est juste de faire peur. Rare évocation de la situation politique. Le film est là pour nous permettre de voir, pas pour nous prendre à parti ou expliquer. Juste voir la désolation après et à travers la beauté. Juste pour voir ce contraste violent et magnifique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Que ce soit Catherine Deneuve ou son personnage qui sursaute en entendant cet avion, peu importe, la peur se transmet, traverse l’écran, nous atteint, comme le sentiment de désolation de ces carcasses d’acier et de ferrailles que des pelleteuses charrient longuement, symboles de tant de vies et de passés volés en éclat, abattus, piétinés, niés.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;La relation semble se nouer entre les deux personnages (&amp;nbsp;?) sous nos yeux , entre les deux êtres (&amp;nbsp;?) peut-être, une relation faîte de pudeur, d’intensité créée par la peur, la force de cette rencontre, son caractère unique et son cadre atypique (la scène où il lui dit les dialogues de «&amp;nbsp;Belle de jour&amp;nbsp;» en Arabe, où il en oublie d’être attentif et se retrouve dans un endroit miné est à la fois effrayante et sublime, poétique et terriblement réaliste, l’instant poétique, cinématographique qu’ils vivent renforçant la peur créée par la soudaineté du surgissement d’une terrible réalité, potentiellement fatale). Une relation entre deux réalités, le cinéma et la réalité. Une belle rencontre en tout cas. Comme deux personnages de cinéma. Si réels (nous croyons vraiment à leur relation) et si cinématographique (ils forment sous nos yeux un couple qui pourrait être tellement cinématographique).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;La fin (Catherine Deneuve se rend à une réception en son honneur après cette journée que l’on devine si intense et éprouvante) pourrait être le début d’une fiction, une des plus belles fins&amp;nbsp;qu’il m’ait été donné de voir au cinéma, qui prouve la force d’un regard, un regard décontenancé, un regard ébloui par les lumières d’une fête tellement décalées après celles de la journée, un regard qui cherche la complicité de celui devenu un ami, un regard qui cherche la réalité de ce qu’il a vécu ou ressenti dans celui d’un autre, un regard qui nous embarque dans son tourbillon d’émotions et d’intensité, tandis qu’un officiel obséquieux (non?)&amp;nbsp;évoque «&amp;nbsp;la formidable capacité de résilience des Libanais&amp;nbsp;» comme il évoquerait la pluie et le beau temps. Le regard alors tellement passionné de Catherine Deneuve contraste avec la banalité du discours de ce dernier. Oui, un certain regard. Tellement troublé et troublant et expressif lorsqu’il croise le regard attendu qu’il ouvre une infinitude de possibles, qu’il ouvre sur le rêve, qu’il ouvre sur la puissance du cinéma, des images, d’une rencontre, qu’il ouvre sur un nouvel espoir. &quot;Toute la beauté du monde&quot;. Malgré tout.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;La présence presque &quot;improbable&quot; et &quot;onirique&quot; de Catherine Deneuve comme l’ont définie les réalisateurs est à la fois un écho à la beauté du sud et un contraste saisissant avec le spectacle de désolation des paysages en ruine, des vies dévastées.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Elle y apparaît en tout cas magnifique de dignité et de courage. Oui, une belle leçon de dignité et de courage mais aussi de cinéma et d’espoir…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Un film qui est dramatiquement (encore une fois) d’actualité alors que le Liban vit de nouveau une situation explosive, qui montre ce que l’on regarde parfois sans voir.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Le mélange si habile de fiction et de documentaire, de mémoire historique et de mythologie cinématographique,&amp;nbsp; en fait un film, un témoignage aussi, inclassable, captivant, troublant, &amp;nbsp;jamais didactique, un film que l’on veut voir, et que l’on voudrait revoir, juste pour ce dernier regard échangé…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Et puis en sortant, je me suis retrouvée à l’extérieur de la salle en même temps que Catherine Deneuve. Moi qui ne le fais jamais (autrement que&amp;nbsp; lorsque les équipes de films sont&amp;nbsp;sur une scène ou dans une salle de cinéma), j’ai pris une photo. Juste pour immortaliser cet instant. Retenir ce regard. Celui du film ou de la réalité, ou des deux subtilement liés,&amp;nbsp;d’un moment intense en tout cas…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/01/02/370602952.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1021055&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/01/02/370602952.JPG&quot; alt=&quot;370602952.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1021055&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;Catherine Deneuve à la sortie de la projection de &quot;Je veux voir&quot;. Photo &quot;In the mood for Cannes&quot;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;2/Je vous recommande ensuite &quot;LES FRONTIERES DE L'AUBE&quot;, le conte poétique et désenchanté&amp;nbsp;de PHILIPPE GARREL&amp;nbsp;qui a suscité les huées d'une très large majorité des spectateurs cannois...et mon enthousiasme débordant&lt;/strong&gt; (ci-dessous mon article extrait de mon blog &quot;In the mood for Cannes&quot;, &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/24/la-frontiere-de-l-aube-de-philippe-garel-conte-poetique-et.html#comments&quot;&gt;cliquez ici pour voir mes vidéos de la présentation du film)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Projection à Paris Cinéma: le 5 juillet à 19H15 au MK2 Bibliothèque&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/01/00/187562036.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1031936&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/01/00/187562036.jpg&quot; alt=&quot;187562036.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1031936&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;Ci-dessus, l'équipe de &quot;La frontière de l'aube&quot; de Philippe Garrel.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/02/00/2006217006.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1031926&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/02/00/2006217006.jpg&quot; alt=&quot;2006217006.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1031926&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;Ci-dessus: Louis Garrel et Laura Smet dans &quot;La frontière de l'aube&lt;/em&gt;&quot;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Voilà ce qui, de l’avis général, faisait défaut&amp;nbsp; au Festival de Cannes cette année&amp;nbsp;: une controverse et de l’effervescence. Pour le second élément il est vrai qu’il était difficile de rivaliser avec l’exemplaire 60ème anniversaire. Pour le premier, encore que le terme soit un peu fort, il y a eu&amp;nbsp;«&amp;nbsp;La Frontière de l’aube&amp;nbsp;» de Philippe Garrel.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Il a en effet été&amp;nbsp;hué lors de ses projections au «&amp;nbsp;Grand Théâtre Lumière&amp;nbsp;» et méprisé lors de la séance du lendemain dans la salle du 60ème pour la première fois à moitié vide&amp;nbsp;! Quelle curiosité exemplaire des festivaliers se fiant davantage à la rumeur qu’à leur propre opinion, condamnant avant d’avoir entendu l'argumentaire de l'accusé. C’est donc particulièrement intriguée que je suis allée voir ce film, deuxième film français de la compétition, curieuse de découvrir quelle ignominie pouvait susciter un tel rejet du public, un tel lynchage médiatique.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Synopsis&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; Une star (Laura Smet) vit seule chez elle, son mari est à Hollywood et la délaisse. Débarque chez elle un photographe (Louis Garrel) qui doit la prendre en photo pour un journal, faire un reportage sur elle. Ils deviennent amants. Ils vont habiter deux semaines à l’hôtel pour faire ce reportage et repassent de temps en temps à l’appartement de la star.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Nous sommes d’abord chaleureusement envoûtés par le noir et blanc, par le charme savoureusement désuet et intemporel de la photographie qui magnifie les visages (la fièvre contenue et ravageuse&amp;nbsp;et le désarroi&amp;nbsp;de Laura Smet, le romantisme mélancolique&amp;nbsp;de Louis Garrel), ausculte leurs basculements, leurs tourments, leurs fragilités. Un noir et blanc en hommage à Cocteau et à la Nouvelle Vague à laquelle Philippe Garrel empreinte un style elliptique et un ton décalé qui&amp;nbsp;nous embarque dans son au-delà surréaliste et contribue à cette intemporalité. Les amants ne s’envoient pas de textos ou d’emails mais des lettres. Amants d’aujourd’hui, d’hier, de demain&amp;nbsp;: éternels.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;line-height: normal; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;em&gt;Ce qui m’a charmée dans ce film qui a le mérite de ne ressembler à aucun autre de la compétition (et il faut l’avouer, la plupart des films brassent les mêmes thèmes, dans un style relativement similaire ) est probablement ce qui a agacé la majorité des festivaliers&amp;nbsp;: son aspect littéraire (mais alors pourquoi glorifier Desplechin qui emploie , certes différemment, le même procédé&amp;nbsp;?), sa lenteur qui donne le temps au temps, le temps de s’imprégner de la mélancolie des personnages, son romantisme sans concessions, son aspect surréaliste et sa façon de saisir et juxtaposer des instants.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;line-height: normal; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;La frontière de l’aube&amp;nbsp;» est vaguement inspiré d’une nouvelle de Théophile Gautier «&amp;nbsp;Spirit&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: un mythe romantique dans lequel les protagonistes se rejoignent dans la mort pour vivre dans l’éternité. Avec une poésie désenchantée, entre rêve et réalité, éternité et intemporalité, bonheur bourgeois et bonheur éternel, Philippe Garrel, réfutant tout cynisme, nous redonne le goût de ce que le cinéma d’aujourd’hui s’acharne à nier, par un excès de réalisme et de réalité,: celui de croire en des amours éternels dont la littérature s’arroge désormais l’exclusivité, et encore.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;line-height: normal; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;em&gt;Un film aux frontières de la réalité, de la folie, de la mort sur la passion dévastatrice. L’aube&amp;nbsp;: une heure incertaine, velléitaire mais qui de toute façon donnera naissance au jour, à l’espoir tout comme cet amour fatal est porteur d’une beauté à la fois sombre et lumineuse .&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;line-height: normal; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;em&gt;Philippe Garrel a également le mérite d’assumer&amp;nbsp;: son titre nous plonge d'emblée dans son univers revendiqué, celui d’un conte poétique. Les contes de noël sont semble-t-il plus nobles, plus flatteurs pour ceux qui les apprécient. Oui, Desplechin flatte finalement le spectateur, par des références multiples et redondantes, lui donnant le sentiment (réel ou illusoire)&amp;nbsp;de son intelligence, et lui donnant par sa dérision le sentiment,&amp;nbsp;éloge semble-t-il suprême, de sa bonne cyniquitude (j'ai le droit d'utiliser des néologismes:-)), de son insensibilité à un romantisme forcément mièvre, dépassé, ridicule. Philippe Garrel nous prouve pourtant le contraire avec ce film intemporel.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;line-height: normal; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;em&gt;Un film&amp;nbsp;sombre à la poésie lumineuse et enchanterresse&amp;nbsp;qui mériterait de figurer au palmarès.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;line-height: normal; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;em&gt;Ci-dessus, la descente des marches de l'équipe de &quot;La frontière de l'aube&quot; de Philippe Garrel au rythme mélancolique des violons...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;3/Pour les spectateurs avertis et avec des réserves je recommanderais le film d'ouverture de la section Un Certain Regard 2008 intitulé &quot;HUNGER&quot; d'ALEXANDER MC QUEEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Projection à Paris Cinéma: le 11 juillet à 21H30 au MK2 Bibliothèque&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/00/00/1376407235.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1018493&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/00/00/1376407235.JPG&quot; alt=&quot;1376407235.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1018493&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/01/01/1869244275.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1018488&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/01/01/1869244275.JPG&quot; alt=&quot;1869244275.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1018488&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;L'équipe de &quot;Hunger&quot; saluée par &quot;Thierry Frémaux&quot;, sur scène, à l'issue de la projection, photo &quot;In the mood for Cannes&quot;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;C’est avec des applaudissements d’impatience que la salle a accueilli Thierry Frémaux venu &amp;nbsp;pour ouvrir cette sélection Un Certain Regard 2008. Le festivalier n’aime pas attendre, toujours affamé de l’instant d’après, du film d’après, de l’émotion d’après qu’il ingurgitera et occultera déjà dans l’espoir de la suivante. Après s’être excusé d’avoir été retardé par un panda (à Cannes, nous avons pour principe de trouver l’incongru normal), un panda donc, après avoir salué la présence de Sergio Casttellito dans la salle (membre du jury longs-métrages), après avoir salué les membres du jury de la caméra d’or, avoir fait un clin d’œil aux Cahiers du Cinéma en évoquant les difficultés que connaît actuellement le journal (en saluant Jean-Michel Frodon, membre du jury de la Caméra d’or), le tout sans vraiment reprendre son souffle, après avoir ironisé sur le fait d’avoir Steve Mc Queen et Fassbinder pour ce 61ème festival (respectivement noms du réalisateur du film et d’un de ses interprètes principaux qui se nomme en réalité Fassbender),Thierry Frémaux a appelé sur scène le Steve Mc Queen en question venu présenter son premier film qui concourt ainsi pour la caméra d’or. A peine ce dernier avait-il eu le temps d’évoquer le &quot;miroir du monde&quot; que représente le cinéma que Thierry Frémaux a lancé la projection interrompant un discours réduit à une phrase.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;Après «&amp;nbsp;Blindness&amp;nbsp;» ce film &quot;Hunger&quot;&amp;nbsp;en ouverture d’un Certain Regard,&amp;nbsp; en est à la fois l’écho et le contraire, donnant le ton&amp;nbsp;&amp;nbsp;réaliste et politique, radical et sombre, carcéral même ( dans les deux cas des hommes se retrouvent face à l'inhumanité et dans un univers carcéral) de cette 61ème édition. C’’est en effet un film d’une radicalité éprouvante qui a été choisi pour faire l’ouverture d’Un Certain Regard mais avec aussi peu de didactisme que &quot;Blindness&quot; en faisait preuve avec excès, avec tellement de force de conviction que Blindness en&amp;nbsp;était dépourvu&amp;nbsp;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pitch&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: Prison de Maze, Irlande du Nord, 1981. Raymond Lohan est surveillant, affecté au sinistre Quartier H où sont incarcérés les prisonniers politiques de l'IRA qui ont entamé le &quot;Blanket and No-Wash Protest&quot; &amp;nbsp;&amp;nbsp;(une couverture pour seul vêtement et l’abandon de l’hygiène de base) pour témoigner leur colère. Détenus et gardiens y vivent un véritable enfer. Le jeune Davey Gillen vient d'être incarcéré. Il refuse catégoriquement de porter l'uniforme réglementaire car il ne se considère pas comme un criminel de droit commun. Rejoignant le mouvement du Blanket Protest, il partage une cellule répugnante avec Gerry Campbell, autre détenu politique, qui lui montre comment passer des articles en contrebande et communiquer avec le monde extérieur grâce au leader Bobby Sands qu'ils croisent lors de la messe dominicale. Lorsque la direction de la prison propose aux détenus des vêtements civils, une émeute éclate. Au cours des échauffourées, les prisonniers détruisent les cellules neuves où ils avaient été installés. La rébellion est matée dans le sang. La violence fait tache d'huile et plus aucun gardien de prison n 'est désormais en sécurité. Raymond Lohan est abattu d'une balle dans la tête. Bobby Sands s'entretient alors avec le père Dominic Moran. Il lui annonce qu'il s'apprête à entamer une nouvelle grève de la faim afin d'obtenir un statut à part pour les prisonniers politiques de l'IRA. La conversation s'enflamme. Malgré les objections du prêtre, qui s'interroge sur la finalité d'une telle initiative, Bobby est déterminé : la grève de la faim aura lieu ...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Lors de la conférence de presse du jury Sean Penn a déclaré que «&amp;nbsp;Quel que soit notre choix pour la palme d’or, il y a une chose sur laquelle nous sommes tous d’accord&amp;nbsp;: nous devons être certains que le cinéaste concerné est tout à fait conscient du monde dans lequel il vit&amp;nbsp;». Si «&amp;nbsp;Hunger&amp;nbsp;» avait été dans la compétition que juge le jury présidé par Sean Penn nul doute qu’il se serait inscrit dans cette catégorie. Si quelques phrases nous présentent le contexte historique en préambule, «&amp;nbsp;Hunger&amp;nbsp;» a en effet une portée universelle et intemporelle, et une résonance tragiquement actuelle.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;C’est d’abord le silence qui nous frappe, la violence latente, contenue, sous-jacente annoncée par des mains blessées jusqu’au sang qu’un gardien lave aussi méthodiquement qu’il enlevait quelques miettes tombées sur ses genoux quelques instants auparavant. Le malaise est d’ores et déjà palpable puis Mc Queen nous plonge progressivement dans l’univers carcéral avec ces hommes au regard &amp;nbsp;hagard, traqué et fou de détermination.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;La violence est soulignée par des sons stridents qui alternent avec des silences assourdissants, des souffles entrecoupés. Les scènes de violence sur les prisonniers, frénétiques, bruyantes, alternent avec des plans immobiles encore plus violents que les premiers par l’écho cynique qu’ils en donnent alors.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Si j’ai&amp;nbsp; aussi comparé &quot;Hunger&quot; avec «&amp;nbsp;Blindness&amp;nbsp;», c’est parce que les silences sont ici plus éloquents que la voix off si tonitruante dans «&amp;nbsp;Blindness&amp;nbsp;», c’est parce que tout est dit tout en ne disant rien, c’est parce que la violence, radicale, n’est jamais gratuite ou autrement là que pour servir le propos, nous montrer ses hommes asservis par leurs bourreaux et par eux-mêmes, guidés par un idéal plus fort que l’emprisonnement et la vie.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Réaliste et onirique (une plume, un flocon de neige, un insecte témoignent du regard sensible du plasticien que Mc Queen est d’abord).&amp;nbsp; Bruyant et silencieux. Violent et idéaliste. Silencieux et si parlant. Mc Queen joue des contrastes avec un talent saisissant comme ces longs plans fixes qui augmentent encore l’impact du surgissement de la violence (et la crainte de ce surgissement), et l’impact du propos.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Le temps me manque pour vous parler de ce film aux accents loachiens dans son propos et sa force de conviction mais singulier dans sa mise en forme, révélant &amp;nbsp;par le regard pourtant si humain du cinéaste une inhumanité glaciale et glaçante&amp;nbsp;: celle de la répression impitoyable des prisonniers politiques que la froideur de la réalisation parsemée de moments d’onirisme souligne intelligemment.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Au bout de ce long tunnel se trouve une lueur dans un regard d’enfant, la lumière du jour, un souffle qui s’éteint et un autre qui proclame sa rage de vivre, de se battre, qui valaient la peine d’endurer ce film (pour le spectateur) et ce combat pour ses protagonistes semble nous souffler Mc Queen.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Il ne serait pas étonnant que la radicalité signifiante et l’âpreté de «&amp;nbsp;Hunger&amp;nbsp;» &amp;nbsp;plaisent au cinéaste Bruno Dumont, véritable écho à son propre cinéma.&amp;nbsp; A suivre lors de l'annonce du palmarès Un Certain Regard samedi de la semaine prochaine...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;4/Je vous recommande également le documentaire de François Depardon projeté à Un Certain Regard et ironiquement intitulé &quot;LA VIE MODERNE&quot; DE RAYMOND DEPARDON, un bijou d'humour, de véracité, et d'empathie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Projection à Paris Cinéma: le 2 juillet à 20H au MK2 Bibliothèque&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/35577265.jpg&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1104061&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/1323113485.jpg&quot; alt=&quot;la vie moderne.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1104061&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;JE VOUS RECOMMANDE EGALEMENT:&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/1338448811.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1104099&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/124745182.jpg&quot; alt=&quot;lieutenant.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1104099&quot; /&gt;&lt;/a&gt;5/ Je vous recommande également &lt;strong&gt;l'HOMMAGE A NATHALIE BAYE&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;à l'occasion duquel seront projetés de nombreux &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/410643987.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1104102&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/1813830498.jpg&quot; alt=&quot;nuit américaine.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1104102&quot; /&gt;&lt;/a&gt;films de cette dernière, au cinéma l'Arlequin, rue de Rennes. &lt;a href=&quot;http://www.pariscinema.org/fr/programmes-2008/nathaliebaye.html&quot;&gt;Cliquez ici pour avoir le programme&lt;/a&gt;. Je vous recommande notamment &quot;&lt;strong&gt;La Balance&quot; de Bob Swaim, &quot;La nuit américaine&quot; de François Truffaut, &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2005/11/18/le-petit-lieutenant-de-xavier-beauvois-%E2%80%A6est-trop-alle-au-cin.html&quot;&gt;Le petit lieutenant&quot; de Xavier Beauvois&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;... Un débat avec l'actrice animé par Jean-Pierre Lavoignat sera organisé à la BNF le 5 juillet à 17H et &quot;Les Bureaux de Dieu&quot; de Claire Simon seront projetés en avant-première à l'Arlequin le 5 juillet à 20H en présence de Nathalie Baye.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;6/Enfin je vous recommande &lt;strong&gt;&quot;LA PISCINE&quot; DE JACQUES DERAY&lt;/strong&gt;, film &lt;a href=&quot;http://www.pariscinema.org/fr/film/fiche-film.html?film_id=2175&quot;&gt;projeté plusieurs fois&lt;/a&gt;&amp;nbsp;dans le cadre de &lt;a href=&quot;http://www.pariscinema.org/fr/programmes-2008/jeanclaudecarriere.html&quot;&gt;l'hommage à Jean-Claude Carrière&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Pour le reste, je vous recommande de faire votre propre programme à partir du &lt;a href=&quot;http://www.pariscinema.org&quot;&gt;site officiel du Festival Paris Cinéma.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Autres liens: &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/festival_paris_cinema_2007/&quot;&gt;Paris Cinéma 2007 sur &quot;In the mood for cinema&quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/festival_paris_cinema_2006/&quot;&gt;Paris Cinéma 2006 sur &quot;In the mood for cinema&quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>« Valse avec Bashir » -Ari Folman : un documentaire d’animation d’une effroyable beauté</title>
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                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
                                                <category>CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE</category>
                                <category>FESTIVAL DE CANNES 2008</category>
                                                <pubDate>Thu, 26 Jun 2008 20:12:25 +0200</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/796229451.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1094809&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/49358301.jpg&quot; alt=&quot;18947035_w434_h_q80.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1094809&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Alors qu’il y a quelques jours encore j’évoquais mon peu &amp;nbsp;d’appétence pour le cinéma d’animation, c’est en toute logique &amp;nbsp;que je vais vous faire part aujourd’hui de mon enthousiasme et de mon émotion pour…un film d’animation. Un film d’animation d’un genre très particulier néanmoins. En compétition lors du &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com&quot;&gt;dernier festival de Cannes&lt;/a&gt; où il a fait figure de favori, il est reparti sans un prix mais avec un écho médiatique retentissant. C’est donc avec impatience que j’attendais sa sortie en salles l’ayant manqué à Cannes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/1581595517.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1094837&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/699414309.jpg&quot; alt=&quot;18939633.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1094837&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Cela commence par la course d’une meute de chiens face caméra. L’image nous heurte de plein fouet&amp;nbsp;: féroce, effrayante, belle et terrifiante. Une meute de chiens par laquelle, dans ses cauchemars, un ami d’Ari est poursuivi. 26 chiens exactement. Le nombre de chiens qu’il a tués durant la guerre du Liban, au début des années 1980, ce poste lui ayant été attribué parce qu’il était incapable de tuer des humains. Il raconte ce cauchemar récurrent à Ari mais ce dernier avoue n’avoir aucun souvenir de cette période, ne faire aucun cauchemar. Le lendemain, pour la première fois, 20 ans après, &amp;nbsp;un souvenir de cette période niée par sa mémoire surgit dans la conscience (ou l’inconscient) d’Ari&amp;nbsp;: lui-même alors jeune soldat se baignant devant Beyrouth avec deux autres jeunes soldats sous un ciel lunaire en feu d’une beauté terrifiante. Il lui devient alors vital de connaître ce passé enfoui, ces pages d’Histoire et de son histoire englouties par sa mémoire. A cette fin,&amp;nbsp; il va aller à la rencontre de ses anciens compagnons d’armes, neuf personnes interrogées au total (dont deux ont refusé d’apparaître à l’écran sous leur véritable identité.) A l’issue de ces témoignages il va reconstituer le fil de son histoire et de l’Histoire et l’effroyable réalité que sa mémoire a préféré gommer…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un film d’animation d’un genre très particulier donc. D’abord parce qu’il est autobiographique&amp;nbsp;: cette histoire, le troisième long-métrage du réalisateur (après «&amp;nbsp;Sainte Clara&amp;nbsp;» en 1996 et «&amp;nbsp;Made in Israël&amp;nbsp;» en 2001) est en effet celle du réalisateur israélien Ari Folman pour qui ce film a tenu lieu de thérapie. Ensuite parce que ce sont de vrais témoignages, poignants, et les voix de ces témoins donnent un aspect très documentaire à ce film hybride et atypique&amp;nbsp;: d’abord tourné en vidéo, monté comme un film de 90 minutes, puis un story board en 2300 dessins ensuite animés, c’est un mélange d’animation Flash, d’animation classique et de 3D. &amp;nbsp;Ce mode filmique si particulier n’est nullement un gadget mais un parti pris artistique au service du propos auquel il apporte sa force et sa portée universelle. Un documentaire d’animation sur la guerre du Liban&amp;nbsp;: oui, il fallait oser. Ari Folman s’affranchit des règles qui séparent&amp;nbsp; habituellement documentaire et fiction et dans ce sens, et aussi parce que ce film se déroule également au Liban, néanmoins à une autre époque, il m’a fait penser à l’un de mes coups de cœur du Festival de Cannes 2008&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/17/je-veux-voir-de-joana-hadjithomas-er-khalil-joreige-avec-ca.html#comments&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je veux voir&amp;nbsp;» de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;que je vous recommande d’ores et déjà, sans la moindre réserve. (&quot;Je veux voir&quot; sera projeté au festival Paris Cinéma, le 8 juillet, &lt;a href=&quot;http://www.pariscinema.org/fr/film/fiche-film.html?film_id=2135&quot;&gt;voir ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dès ces premiers plans de chiens en furie, nous sommes donc happés, happés par la violence sublime des images, ces couleurs noirs et ocre diaboliquement envoûtantes, oniriques et cauchemardesques, &amp;nbsp;happés par une bande originale d’une force saisissante (signée Max Richter), happés par l’envie et la crainte de savoir, de comprendre, nous aussi, en empathie avec la quête identitaire d’Ari. C’est d’abord la beauté formelle et la poésie cruelle qui en émane qui accroche notre regard, notre attention. Cette beauté ensorcelante rend supportable l’insupportable, rend visible l’insoutenable, créant à la fois une distance salutaire avec la violence de ces témoignages et événements réels mais nous aidant aussi à nous immerger dans cette histoire. Si la violence est atténuée, l’émotion ne l’est pas. Ari Folman n’a pas non plus voulu rendre la guerre lyrique mais son lyrisme visuel&amp;nbsp;exacerbe encore l’absurdité de cette guerre, de ces hommes égarés que la peur fait tirer, sans savoir sur qui,&amp;nbsp;et sans savoir vraiment&amp;nbsp;pourquoi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Peu à peu, au fil des témoignages, les pièces du puzzle de la mémoire disloquée d’Ari vont s’assembler jusqu’à l’atrocité ultime, celle qui a sans doute provoqué ce trou noir, celle volonté inconsciente d’oublier, de faire taire ses souvenirs de ces jours de 1982&amp;nbsp;: le massacre de Palestiniens par les Phalangistes chrétiens, les alliés d’Israël, suite à l’assassinat du président de la République libanaise Bashir Gemayel, dans les camps de Sabra et Shatila, deux camps de Beyrouth-ouest, dont il a été le témoin impuissant (il ne nie pas pour autant la responsabilité d’Israël, du moins son inaction coupable). Au dénouement de ce poème tragique, Ari Folman a alors choisi de substituer des images réelles aux images d’animation pour rappeler, sans doute, la réalité de la guerre, sa violence, son universelle absurdité, sa brutalité. Des images d’une violence nécessaire. Qui nous glacent le sang après tant de beauté d’une noirceur néanmoins sublime.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/1946147014.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1094840&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/1350202255.jpg&quot; alt=&quot;18939624_w434_h_q80.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1094840&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Plus qu’un film d’animation c’est&amp;nbsp;à la fois un documentaire et une fiction&amp;nbsp;sur la mémoire et ses méandres psychanalytiques et labyrinthiques, sur l’ironie tragique et les échos cyniques de l’Histoire, l’amnésie tragique de l’Histoire-collective- et de l’histoire-individuelle- (si Ari a effacé cette période de sa mémoire c’est aussi parce qu’elle est un écho pétrifiant à l’histoire tragique&amp;nbsp;de sa famille,&amp;nbsp;victime&amp;nbsp;des camps nazis, ceux &amp;nbsp;d’une autre époque, un autre lieu mais avec la même violence et horreur absurdes, presque les mêmes images des décennies après, et horreur ultime&amp;nbsp;: les protagonistes ayant &amp;nbsp;changé de rôle), sur l’absurdité de la guerre que ce film dénonce avec plus d’efficacité que n’importe quel discours. La poésie au lieu de nier ou d’édulcorer complètement la violence en augmente encore l’atrocité&amp;nbsp;: comme ce chant d’une ironie dévastatrice sur le Liban pendant qu’un char écrase des maisons, des voitures, lentement, presque innocemment. Comme cette couleur rouge qui se mue d’un objet anodin en sang qui coule. Ou comme cette valse avec Bashir, celle d’un tireur qui danse avec les balles qu’il tire devant le portrait de Bashir Gemayel sur fond de Chopin, qui joue avec le feu, qui danse avec la mort&amp;nbsp; dans une valse d’une sensualité violente: cette scène résume toute la beauté effroyable de ce film magnifique. Tragique et magnifique. Cette valse est aussi à l’image de la forme de ce film&amp;nbsp;: entraînante, captivante comme si une caméra dansante nous immergeait dans les méandres virevoltants de la mémoire d’Ari.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une œuvre atypique qui allie intelligemment forme et force du propos, où la forme, sublime, est au service du fond, brutal. Une valse étourdissante d’un esthétisme d’une effroyable beauté. Une valse fascinante, inventive. Entrez dans la danse, sans attendre une seconde. Elle vous entraînera dans cette histoire, dans l’Histoire, avec une force renversante, saisissante, poignante.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Alors, oui sans doute le grand oublié du palmarès de ce &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com&quot;&gt;61ème Festival de Cannes&lt;/a&gt; (qui me satisfait néanmoins pleinement), tout simplement peut-être parce que cette œuvre tellement atypique qui invente même un nouveau genre cinématographique (dont elle sera d’ailleurs certainement le prototype et l’unique exemplaire tant une copie lui ferait certainement perdre sa force) ne correspondait à aucune des catégories du palmarès&amp;nbsp; à moins que le jury n’ait pas osé, n’ait pas eu la même audace que celle dont Ari Folman a fait preuve dans son film, une œuvre qui répondait d’ailleurs aux exigences du président Sean Penn &amp;nbsp;témoignant de la conscience du monde dans lequel son réalisateur vit, un monde si souvent absurde et amnésique, enfouissant son Histoire dans les tréfonds de sa mémoire tragiquement et criminellement sélective.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Lien: &lt;a href=&quot;http://www.valseavecbachir-lefilm.com/&quot;&gt;site officiel du film&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sandra.M&lt;/p&gt; 
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                <title>Vanités bloguesques...</title>
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                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
                                                <category>BLOG(au sujet de &quot;Mon festival du cinéma&quot;)</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 23:04:34 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/524562969.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1084826&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/02/374897520.jpg&quot; alt=&quot;allociné.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1084826&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Pour une fois, je vais faire court, d'abord pour vous dire que &lt;a href=&quot;http://monfestivalducinema.hautetfort.com/&quot;&gt;http://monfestivalducinema.hautetfort.com&lt;/a&gt; devient&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/&quot;&gt;http://www.inthemoodforcinema.com&lt;/a&gt; &quot;, ensuite pour vous dire que le site &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr&quot;&gt;Allociné&lt;/a&gt; a décidé de renforcer son aspect collaboratif par un &quot;club des 300&quot; (300 contributeurs &quot;privilégiés&quot; ), raison pour laquelle quelques blogueurs cinéma et/ou séries tv étaient hier soir invités au Cinéma&amp;nbsp;Pathé Wepler.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.com&quot;&gt;Allociné&lt;/a&gt; a&amp;nbsp; en effet sélectionné des internautes qui contribueront à la plateforme Allociné, et l'enrichiront (dans tous les sens du terme?), tout en accroissant les possibilités collaboratives de son site pour tous. Cela débutera en juillet pour les séries tv et en septembre pour le cinéma. Je vous en reparlerai (ou pas)&amp;nbsp;le moment venu...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Je redoutais un peu une soirée de Narcisses&amp;nbsp;condescendants et d'indifférents méprisants (oui, rien que ça, j'ai déjà donné dans d'autres circonstances,&amp;nbsp;me préparant&amp;nbsp;à&amp;nbsp;adopter&amp;nbsp;un masque mimétique&amp;nbsp;à mon tour, après tout...)&amp;nbsp;où chacun se regarde en chien de faïence et j'avoue que la convivialité de la soirée, au-delà du plaisir de revoir certains &quot;blogueurs&quot;, de Nancy et d'ailleurs,&amp;nbsp;surtout de Nancy,&amp;nbsp;de faire connaissance avec d'autres (trop peu au regard du nombre de personnes présentes et malgré nos petits badges que certains dissimulaient ostensiblement, si) m'a agréablement surprise ainsi que l'accueil chaleureux, en tout cas, professionnel, de l'équipe d'Allociné. L'initiative, quelles qu'en furent les véritables motivations,&amp;nbsp;demeure louable permettant de mettre des visages sur des blogs ou des pseudos.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Même si je ne suis pas dupe et ne pense&amp;nbsp;pas, évidemment, qu'il s'agisse là de philanthropie, ce fut&amp;nbsp;&amp;nbsp;en tout cas une opération de communication&amp;nbsp;très réussie, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/945767108.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1084985&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/180612884.jpg&quot; alt=&quot;walle.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1084985&quot; /&gt;&lt;/a&gt;aussi au regard du nombre de blogs qui évoquent cette soirée et la critique &quot;exclusive&quot; du film.&amp;nbsp; J'avoue (mais est-ce un crime?) moi-même régulièrement consulter le site Allociné, véritable mine d'informations et, délit supplémentaire, depuis plusieurs années dont je n'ose avouer le nombre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La soirée s'est terminée par la projection surprise de l'intégralité du dernier Pixar &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;amp;q=soir%C3%A9e+Allocin%C3%A9+path%C3%A9+wepler+wall+e&amp;amp;start=10&amp;amp;sa=N&quot;&gt;&quot;Wall-E&lt;/a&gt;&quot;, en avant-première mondiale, seulement les 20 premières minutes nous ayant été annoncées (en même temps ça&amp;nbsp;aurait rimé&amp;nbsp;à quoi 20 minutes, nous avons été un peu crédules non?). Même pas honteusement, j'avoue (décidément j'ai beaucoup de choses à avouer aujourd'hui) n'avoir pas pu rester&amp;nbsp;pour assister à la projection&amp;nbsp;non en raison d'une violence insupportable (c'est un dessin animé quand même)&amp;nbsp;mais parce que j'avais d'autres joyeuses obligations.(oui, c'était moi...) J'imagine déjà les regards outrés et/ou apitoyés de certains mais je vous rassure, même si ma part d'enfance salutaire est toujours bel et bien (omni)présente, fidèle, plus que jamais, à Matisse qui disait qu'il fallait &quot;regarder toute la vie avec des yeux d'enfants&quot;,&amp;nbsp;je suis plutôt réfractaire au cinéma d'animation, et il ne s'agissait donc nullement d'un sacrifice, même si je suis toujours sensible à un moment de poésie comme ce film semblait en être un à lire la plupart des critiques à son sujet.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Donc, comme seuls les blogueurs invités hier&amp;nbsp;ont l'autorisation de critiquer ce film jusqu'au 30 juin, suite à un accord passé avec Allociné, vous ne trouverez normalement que sur internet des critiques de ce film d'ici là,&amp;nbsp;je vous renvoie vers quelques blogs présents hier sur lesquels vous trouverez la critique&amp;nbsp;du film (&lt;a href=&quot;http://surlarouteducinema.hautetfort.com&quot;&gt;Sur la&amp;nbsp;route du cinéma&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cinemaniac.viabloga.com/news/soiree-blogueurs-allocine-avant-premiere-de-wall-e&quot;&gt;Cinémaniac&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cinetribulations.blogs.com/tribulations/2008/06/wall-e-lavp-vip.html#comments&quot;&gt;les Cinétribulations&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cinepark.blogs.allocine.fr/cinepark-174549-wall_e__la_critique.htm#comment&quot;&gt;Voisin blogueur&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://filmgeek.fr/2008/06/19/exclusif-critique-de-wall-e-le-nouveau-film-de-disney-pixar/#respond&quot;&gt;Film Geek&lt;/a&gt;...)&amp;nbsp;&amp;nbsp;et invite les autres présents hier soir à laisser un commentaire ci-dessous pour que je renvoie également vers leurs critiques et accessoirement (quoique) pour que je découvre leurs blogs.&lt;/p&gt; 
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                <title>Palmarès du Festival du Film Romantique de Cabourg 2008</title>
                <link>http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/06/17/palmares-du-festival-du-film-romantique-de-cabourg.html</link>
                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
                                                <category>FESTIVAL DU FILM ROMANTIQUE DE CABOURG 2008</category>
                                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 11:29:50 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/953685975.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1077926&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/2011417733.jpg&quot; alt=&quot;cabourg2008JJJJ.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1077926&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Voici le palmarès du 22ème&amp;nbsp;Festival du Film Romantique de Cabourg dont le jury était cette année présidé par Jean-Pierre Denis. &quot;In the mood for cinema&quot; n'était pas présent au festival cette année. Vous pouvez néanmoins retrouver sur ce blog mes comptes-rendus des éditions 2005 et 2007 de ce festival:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/festival_du_film_romantique_de_cabourg_2005/&quot;&gt;-Compte-rendu du Festival du Film Romantique de Cabourg 2005&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/festival_du_film_romantique_de_cabourg_2007/&quot;&gt;-Compte-rendu du Festival du Film Romantique de Cabourg 2007&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.festival-cabourg.com&quot;&gt;Site officiel du Festival du Film Romantique de Cabourg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;PALMARES COMPLET DU 22ème FESTIVAL DU FILM ROMANTIQUE DE CABOURG&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Swann d'or de la meilleure actrice : &lt;strong&gt;Laetitia Casta&lt;/strong&gt; pour NES EN 68&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/2095567174.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1077931&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/659067365.jpg&quot; alt=&quot;nés en.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1077931&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Swann d'or du meilleur acteur : &lt;strong&gt;Patrick Bruel&lt;/strong&gt; pour UN SECRET (Un film que je vous recommande de nouveau vivement, &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/10/03/un-secret-de-claude-miller-le-vibrant-echo-du-passe.html&quot;&gt;voir ma critique en cliquant ici)&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2007/10/03/un-secret-de-claude-miller-le-vibrant-echo-du-passe.html&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/1143172122.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1077868&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/1622947660.jpg&quot; alt=&quot;secret.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1077868&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Swann d'or de la révélation féminine : &lt;strong&gt;Anne Marivin&lt;/strong&gt; pour &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/04/02/in-the-mood-for-news-24-l-actualite-cinematographique-de-la.html#comments&quot;&gt;BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS&lt;/a&gt; (dommage que ce formidable festival ait lui aussi décidé de surfer sur la déferlante Ch’tis plutôt que de mettre en lumière une actrice dans un vrai rôle et qui l’aurait un peu moins été)&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Swann d'or de la révélation masculine: &lt;strong&gt;Yannick Renier&lt;/strong&gt; pour NES EN 68&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Long Métrage :&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/376350572.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1077930&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/61120522.jpg&quot; alt=&quot;a casa.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1077930&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Grand Prix du festival : &lt;strong&gt;A CASA DE ALICE de Chico Teixeira&lt;/strong&gt; (film brésilien, sortie le 18 juin)&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Prix du jury Jeunesse : &lt;strong&gt;CHERRY BLOSSOMS de Doris Dörrie&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Court Métrage:&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Meilleur réalisateur : &lt;strong&gt;Samuel Tilman&lt;/strong&gt; pour VOIX DE GARAGE&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Meilleure actrice : &lt;strong&gt;Julie Gayet&lt;/strong&gt; dans S’ELOIGNER DU RIVAGE de Xabi Molia&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Meilleur acteur : &lt;strong&gt;Dominique Wittorski&lt;/strong&gt; dans 6EME CIEL de Caroline Guth&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nouvelle distinction créée en 2008, prix &quot;Premiers rendez-vous&quot; pour une première apparition à l'écran dans une production française:&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Actrice: &lt;strong&gt;Constance Rousseau&lt;/strong&gt; dans TOUT EST PARDONNE de Mia Hansen-Love&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;line-height: normal&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- Acteur: &lt;strong&gt;Emile Berling&lt;/strong&gt; dans LES HAUTS MURS de Christian Faure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;line-height: normal&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/212711474.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1077989&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/724191361.jpg&quot; alt=&quot;Deauvillehhh.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1077989&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Prochain festival de cinéma&amp;nbsp;à suivre sur mes blogs&lt;/strong&gt;: le 34ème &amp;nbsp;Festival du Cinéma Américain de Deauville en direct sur &lt;a href=&quot;http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com&quot;&gt;&quot;In the mood for Deauville&lt;/a&gt;&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;line-height: normal&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le festival aura lieu du &lt;strong&gt;5 au 14 septembre prochain.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;line-height: normal&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nous savons pour le moment seulement que &lt;strong&gt;Carole Bouquet&lt;/strong&gt; en sera la présidente, succédant ainsi à André Téchiné.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>&quot;Sagan&quot; de Diane Kurys: le beau nom grave de tristesse...</title>
                <link>http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/06/12/sagan-de-diane-kurys-le-beau-nom-grave-de-tristesse.html</link>
                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
                                                <category>CRITIQUES DES FILMS A L'AFFICHE EN 2008</category>
                                                <pubDate>Thu, 12 Jun 2008 16:46:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/396091734.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1066748&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/1637431253.jpg&quot; alt=&quot;sagan.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1066748&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp;Il est plus urgent de vivre que de compter&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Je voudrais avoir dix ans, je voudrais ne pas être adulte. Voilà.&amp;nbsp;» . Ces deux citations de Sagan et les premières lignes de «&amp;nbsp;Bonjour Tristesse&amp;nbsp;»&amp;nbsp;(«&amp;nbsp;Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse&amp;nbsp;») donnent le ton de ce que fut la vie de Françoise Sagan anciennement Quoirez ( elle&amp;nbsp; prit un pseudonyme à la demande de son père et en raison des éventuelles assimilations avec celui de l’héroïne de «&amp;nbsp;Bonjour tristesse&amp;nbsp;»). Entre désir effréné et capricieux de vie et solitude mélancolique et accablante de l’écrivain, entre les caprices du «&amp;nbsp;charmant petit monstre&amp;nbsp;», et «&amp;nbsp;bleus à l’âme&amp;nbsp;» de la femme à la vie tumultueuse, ce biopic mêle intelligemment les mots mélodiques de l’écrivain à son existence savamment dissonante et tourbillonnante, son ivresse de vivre, grisante puis destructrice,&amp;nbsp;à celle d'écrire, la solitude dans la multitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pitch&lt;/strong&gt;:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;En 1958, Françoise Sagan n'a pas 30 ans. Ses premiers romans l'ont rendue riche et célèbre. Elle mène une vie légère et tapageuse, entourée de sa bande d'amis&amp;nbsp;: Chazot, Bernard Franck, Florence Malraux. Le 8 août de cette année-là, au casino de Deauville, elle mise ses derniers jetons sur le 8 et rafle la somme de 8 millions de francs avec laquelle, quelques heures plus tard, elle achète la maison qu'elle a louée pour l'été près d'Honfleur. Sans l'avoir prémédité, elle devient propriétaire et jure que personne, jamais, ne viendra la déloger de cet endroit. Pourquoi 40 ans plus tard, n'est-elle plus que l'invitée des lieux ? Quels événements la jeune prodige de la littérature a-t-elle traversé pour se retrouver ruinée et loin de tous ceux avec qui elle a brûlé ses années ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;Sagan&amp;nbsp;» devait initialement être un téléfilm pour France 2, et au regard de sa qualité Luc Besson a décidé d’en acquérir les droits pour Europacorp et de le sortir sur grand écran. Il est d’ailleurs amusant (&amp;nbsp;?) de constater que ce téléfilm est de bien meilleure qualité que nombre de films sortis sur les écrans, que sa réalisation relativement effacée sied finalement bien au sujet, la vie de Sagan était en effet déjà suffisamment riche d’artifices (dans tous les sens du terme) pour qu’il ne soit pas nécessaire d’en ajouter avec la caméra même si l’on peut trouver dommage qu’un film conformiste narre la vie d’une écrivaine, d’une femme qui l’était si peu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Le début, très elliptique, épouse pourtant son rythme de vie&amp;nbsp;: une profusion de plans brefs reflète sa frénésie et son urgence de vivre, son goût pour les fêtes, la vitesse, l’alcool déjà. Elle dépensait en effet&amp;nbsp;(usait et absusait de)&amp;nbsp;tout sans compter:&amp;nbsp;l'argent, notamment au jeu, l'alcool, la drogue, la&amp;nbsp;vie même.&amp;nbsp;Puis le (télé)film s’attache à un sujet essentiel&amp;nbsp;: la solitude de l’écrivain, ses gouffres insolubles. &amp;nbsp;Les mots de l’écrivain en voix off et cette petite musique inimitable qui l’ont rendue célèbre bercent le film et nous envoûtent.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Passionnée et lâche, égoïste et généreuse, séductrice et introvertie, toutes les contradictions et les ambiguïtés de l’écrivain et de la femme Sagan imprévisible avec ses fêlures inhérentes, ses histoires amoureuses féminines et masculines, son goût immodéré et périlleux pour la vitesse, sa fragilité à fleur de peau…, bref toute sa vie est retracée à la lueur de cette solitude incurable qui la terrassera.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Contrairement à l’image que certains pourraient avoir d’elle, Sagan n’était pas sinistre et le film ne l’est pas non plus (même s’il ne nous épargne pas ses démons entre cocaïne et morphine, alcool et jeu, avec ses dettes conséquentes&amp;nbsp;sans non plus s’y appesantir), et est même émaillé de scènes burlesques touchantes notamment lorsqu’elle est avec Peggy Roche&amp;nbsp;(Jeanne Balibar remarquable) avec qui elle formait un couple et ici un&amp;nbsp;duo irrésistiblement drôle. L'humour n’a jamais porté aussi bien son nom de &quot;politesse du désespoir&quot; dont Sagan semble être l'incarnation.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le premier grand atout du film ce sont donc ces mots qui chantent mélancoliquement, mélodieusement. Le second c’est évidemment Sylvie Testud qui ne joue pas mais EST Sagan. La ressemblance physique, gestuelle est confondante sans qu’un maquillage outrancier ait été nécessaire comme dans&amp;nbsp;un film récent multi oscarisé, césarisé et dont vous savez (peut-être) ce que je pense.&amp;nbsp; Elle a adopté le phrasé si particulier de Sagan, enfantin puis «&amp;nbsp;onomatopéesque&amp;nbsp;» (cela faisait longtemps que je n’avais pas –ab-usé de néologismes-), son regard tour à tour boudeur, frondeur, évasif, dissimulé, sa mèche de cheveu triturée,&amp;nbsp; mais aussi sa démarche, apprenant la «&amp;nbsp;langue&amp;nbsp;» Sagan avec autant d’application que le Japonais pour «&amp;nbsp;Stupeur et tremblements&amp;nbsp;». &amp;nbsp;Le troisième c’est cette &quot;politesse du désespoir&quot; qui donne au film ce ton hybride qui reflète probablement la personnalité complexe de l’écrivain. Le film n’est en effet jamais complaisant&amp;nbsp;: ni son peu de goût pour la maternité ni ses lâchetés ne nous sont épargnés et c’&amp;nbsp;est ce qui nous la rend d’autant plus humaine, attachante.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/1827785616.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1066769&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/1081513822.jpg&quot; alt=&quot;brahms.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1066769&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ces éléments en font un téléfilm d’une grande réussite et un &quot;plutôt &amp;nbsp;bon film&quot; qui reflète néanmoins une nouvelle fois la frilosité des chaînes de télévision qui investissent de plus en plus dans des biopics qui ne présentent donc aucun risque &amp;nbsp;s’assurant ainsi une part d’audience avec ces sujets «&amp;nbsp;rassurants&amp;nbsp;» par leur écho médiatique et la personnalité de ceux qu’ils mettent en scène qui susciteront forcément la curiosité du public.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais ne boudons pas notre plaisir car d’une part «&amp;nbsp;il est plus urgent de vivre que de compter&amp;nbsp;»… et, d’autre part, étant une inconditionnelle des livres de Sagan, ce (télé)film m’a donnée envie de relire encore et encore «&amp;nbsp;Aimez-vous Brahms&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Chagrin de passage&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;De guerre lasse&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Bonjour tristesse&amp;nbsp;» et de découvrir ceux que je ne connais pas encore (les livres de Sagan ne sont pas forcément faciles à trouver, celle-ci étant morte ruinée, endettée, la réédition avait été bloquée)…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;Aimez-vous Brahms…&amp;nbsp;» un titre avec ses points de suspension, en forme d’invitation poétique et sensuelle qui pourrait déjà résumer son œuvre à la fois contemporaine et intemporelle et qui, j’espère, donnera envie à ceux qui ne la connaissent pas encore de découvrir cette oeuvre, empreinte de liberté, de mélancolie, de cynisme, d’oisiveté, &amp;nbsp;de solitude ravageuse à l’image de la&amp;nbsp; vie intense et tumultueuse de son auteur.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Remarque&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: &quot;Sagan&quot; sera diffusé par France 2 dans 3 mois en format téléfilm de 3 heures. (la version filmique n’en dure que deux)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sandra.M&lt;/p&gt; 
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                <title>&quot;In the mood for Cannes&quot; lauréat du concours de blogs du Festival de Cannes 2008</title>
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                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
                                                <category>LAUREATE DU CONCOURS DE BLOGS DU FESTIVAL DE CANNE</category>
                                                <pubDate>Tue, 10 Jun 2008 11:49:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/1658850098.JPG&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/1312882402.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1080127&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/1017276767.JPG&quot; alt=&quot;Majestic 006.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1080127&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Pour la deuxième année consécutive, &lt;a href=&quot;http://www.lorealcannes.fr/&quot;&gt;L'Oréal, partenaire officiel du Festival de Cannes depuis 11 ans&lt;/a&gt; organisait &lt;a href=&quot;http://www.lorealcannes.fr/&quot;&gt;un concours de blogs&lt;/a&gt; consacrés au Festival de Cannes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Après avoir été élu blog du jour les 15, 16, 21 et 23 Mai 2008, mon blog &quot;&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com&quot;&gt;In the mood for Cannes&lt;/a&gt;&quot; consacré aux Festivals de Cannes 2007 et 2008&amp;nbsp;vient d'être&amp;nbsp;élu meilleur blog du Festival de Cannes par le jury.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;Je serai donc invitée au Festival de Cannes 2009 dans des conditions forcément&amp;nbsp;ludiques et singulières et même &quot;féériques&quot; selon &lt;a href=&quot;http://www.lorealcannes.fr/&quot;&gt;la gagnante de la première édition du concours&lt;/a&gt; Linda Chea.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je suis ravie que ma passion, dévorante,&amp;nbsp;pour le cinéma ait séduit le jury et me permette de revenir au Festival pour la 9ème année consécutive,&amp;nbsp;dans des conditions exceptionnelles, en tout cas inédites, 9 ans après ma sélection au prix de la jeunesse.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;A suivre sur &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com&quot;&gt;&quot;In the mood for Cannes&lt;/a&gt;&quot; dans 11 petits mois! Pour en savoir plus sur ce concours, rendez-vous sur le site de L'Oréal Cannes (&lt;a href=&quot;http://www.lor%C3%A9alcannes.fr/&quot;&gt;http://www.loréalcannes.fr&lt;/a&gt; , rubrique &quot;blogreporters&quot;).&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/102894856.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1061930&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/01/1757800905.JPG&quot; alt=&quot;chtis 010.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1061930&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Etienne Daho à l’Olympia pour &quot;Obsession tour&quot; : irrésistible « invitation » sur le « Boulevard des Capucines »</title>
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                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
                                                <category>CHRONIQUES MUSICALES</category>
                                                <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 17:36:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;em&gt;C'était hier soir l'avant-dernier concert d'Etienne Daho à l'Olympia pour &quot;Obsession tour&quot;, avant la suite de sa tournée. Récit d'un concert élégant et sensuel, fiévreux et électrique, poétique et magnétique: inoubliable...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/869918489.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1057990&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/367313734.jpg&quot; alt=&quot;olympia.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057990&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/869918489.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;C’était un samedi soir sur la terre comme le chante Cabrel. Un samedi soir Boulevard des Capucines, à l’Olympia. Un soir de juin.&amp;nbsp;Hier soir. &amp;nbsp;Il pleuvait tristement, inlassablement.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;C’était il y a 9 ans, quatre jours d'octobre,&amp;nbsp;j’avais été sélectionnée sur lettre sur le cinéma Britannique&amp;nbsp;pour intégrer le jury du Festival du Film Britannique de Dinard 1999 dont Etienne Daho était également&amp;nbsp;membre se distinguant par une discrétion, une affabilité et une sensibilité, rares et émouvantes. J’ai ensuite commencé à écouter sa musique que je connaissais si peu, à&amp;nbsp;vraiment l’écouter, à l'apprécier vraiment aussi.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous. Pas de coïncidence.&amp;nbsp;», &amp;nbsp;chante-t-il dans «&amp;nbsp;Ouverture&amp;nbsp;» de &amp;nbsp;son album &lt;em&gt;Corps et Armes&lt;/em&gt;, véritable ode au public et allégorie amoureuse, dont il a dit hier soir que c’était sa chanson préférée, lui rendant subtilement hommage. Non, il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous. Pas de coïncidence. Et sans ce rendez-vous du destin à Dinard, probablement ne serais-je jamais allée à l’Olympia hier soir, ni il y a quelques années lors de son précédent passage dans la mythique salle du Boulevard des Capucines, ni à Rennes lorsque j’y étudiais encore, la ville de ses débuts.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Alors, certes il pleuvait tristement et inlassablement mais quand je suis entrée dans les couloirs solennels de l’Olympia, noirs et rouges, couleurs d’une sobriété mystérieuse et passionnée, c’était déjà une promesse paradoxale d’une obscurité lumineuse et ensoleillée, à l’image de ce concert et de son interprète.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;L’embellie a commencé avec les «&amp;nbsp;Ukulélé girls&amp;nbsp;» qui assuraient (oui, elles assuraient) sa première partie, un groupe de quatre filles qui revisitent la musique pop au Ukulélé et avec une belle allégresse et originalité comme avec&amp;nbsp; cette reprise réussie de&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Gangsta Paradise&amp;nbsp;» de Coolio (&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/ukulelegirls&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;www.myspace.com/ukulelegirls&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Puis la lumière s’est rallumée, la tension est montée d’un cran. J’ai constaté qu’un certain nombre de spectateurs arrivaient pendant voire après la première partie (messieurs de l’Olympia si vous pouviez bloquer l’accès lorsque débute la première partie par respect pour vos artistes&amp;nbsp;! Et aussi éviter la vente de pop corn qui donne un air vulgaire de multiplexe à ce lieu pourtant mythique). L’arrivée incongrue d’une Ministre a bien échauffé quelques esprits (non je ne répéterai ni ce que j’ai entendu ni le nom de la Ministre, ni qu’elle a dû manquer une bonne partie du concert, assise le plus souvent alors que la salle était debout, se disant sans doute que c’était plus seyant-adjectif utilisé à dessein la concernant- avec son poste, non, non, je ne dirai rien de tout cela), de même qu'une actrice (dont je tairai aussi le nom&amp;nbsp;:-)), discutant debout pendant que les Ukulélé girls chantaient et qui&amp;nbsp;s’est vue interpellée par un spectateur &amp;nbsp;d’un très subtile et plein d’aigreur gratuite «&amp;nbsp;vous les vip déjà que vous payez pas asseyez-vous&amp;nbsp;» auquel elle a aussi subtilement répondu&amp;nbsp; «&amp;nbsp;ce n’est pas encore commencé&amp;nbsp;» ,&amp;nbsp; &amp;nbsp;mais quand la salle s’est obscurcie à nouveau, quand Etienne Daho a entonné les premières notes de «&amp;nbsp;L’invitation&amp;nbsp;» (Victoire de la musique 2008 du meilleur album pop rock), alors plus rien d’autre n’existait et la foule s’est unanimement levée, galvanisée déjà.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/1467247857.jpg&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1058100&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/777474625.jpg&quot; alt=&quot;linvitation2.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1058100&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Il est apparu sur scène juste vêtu d’un costume noir à même la peau, à la fois à fleur de peau et à&amp;nbsp; nu, dans tous les sens du terme, ainsi aussi vêtu de mystère magnétique. Je crois, je suis certaine même, de ne jamais avoir assisté à un concert où l’atmosphère, dès les premières notes, était aussi électrique et festive. Ses premiers mots ont été de dire que nous «&amp;nbsp;ferions la fête ensemble&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;ce soir un peu spécial&amp;nbsp;» incluant immédiatement le public, pourtant déjà conquis.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Enfiévré, s’épongeant régulièrement et langoureusement le front, dansant tout aussi langoureusement, d’une élégance sensuelle, d’une passion communicative, il a ensuite alterné entre morceaux de son dernier album «&amp;nbsp;L’invitation&amp;nbsp;» et titres plus anciens sans que jamais cette énergie électrique ne quitte la scène ni la salle. De son adaptation du poème de Genet «&amp;nbsp;Le condamné à mort&amp;nbsp;» dans la chanson «&amp;nbsp;Sur le cou&amp;nbsp;», poème «&amp;nbsp;sulfureux et poignant&amp;nbsp;» comme il l’a décrit,&amp;nbsp; à l’image de ce concert, à «&amp;nbsp;Paris, Le Flore&amp;nbsp;» extrait&amp;nbsp;du mythique album «&amp;nbsp;Pop Satori&amp;nbsp;» dit fondateur de la Pop française aux «&amp;nbsp;Heures hindoues&amp;nbsp;» en passant par «&amp;nbsp;Mon manège à moi&amp;nbsp;» reprise d’Edith Piaf ou par le charnel et poétique «&amp;nbsp;Les Fleurs de l’ interdit&amp;nbsp;» inspiré de ses&amp;nbsp; trépidantes nuits sans fin à Barcelone. («&amp;nbsp; La notte, la notte&amp;nbsp;» qu’il évoque d’ailleurs souvent nous entraînant en mots et musiques enivrantes dans ses dérives salutaires.) Et même s’il dit que «&amp;nbsp;La chanson est le seul langage qu’il maîtrise&amp;nbsp;», d’ailleurs magnifiquement, il était hier soir plutôt bavard, poétiquement drôle et drôlement poétique.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Bien sûr quand il a chanté «&amp;nbsp;Boulevard des Capucines&amp;nbsp;», une chanson sur le pardon inspirée d’une lettre que lui a écrite son père peu de temps avant sa mort, une émotion silencieuse et palpable s’est emparée de la salle du Boulevard des Capucines, étrange résonance entre les mots chantés et la réalité. Il a eu la pudeur d’insérer&amp;nbsp; cette chanson entre deux autres, de ne rien en dire, évidemment tout était dit…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Le concert s’est achevé par «&amp;nbsp;Cap Falcon&amp;nbsp;» qui évoque cet endroit à 20 kilomètres d’Oran, en Algérie, où il a passé ses premières années,&amp;nbsp;un endroit&amp;nbsp;&amp;nbsp;auquel «&amp;nbsp;il pensait particulièrement ces derniers jours&amp;nbsp;» parce qu’ils y&amp;nbsp;avaient pour voisin un certain Yves Saint-Laurent…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Daho sait écrire et interpréter la passion avec une intensité rare dont semblait vibrer toute la salle de l’Olympia hier soir, &amp;nbsp;une intensité qui sait vous donner viscéralement ce sentiment qu’aujourd’hui est «&amp;nbsp;le premier jour du reste de [notre] vie&amp;nbsp;» et que nous «&amp;nbsp;aurons toute la mort pour vivre avec des remords, des regrets&amp;nbsp;», sublime «&amp;nbsp;étreinte de la liberté&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Sur scène et en chanson (dans «&amp;nbsp;Un air étrange&amp;nbsp;») il sait faire rimer &amp;nbsp;et danser «&amp;nbsp;cimes&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;abîme&amp;nbsp;», en un tango rock périlleusement passionnel, il vacille (et emploie d’ailleurs souvent ce mot) et sait nous faire vaciller. Le trio de cordes et &quot;les sanglots longs des&amp;nbsp;violons&quot;, la sobriété scénique, accroissaient encore la mélancolie joyeuse et poétique de cet instant dont on aurait aimé qu’il dure encore plus longtemps malgré ses plus de deux heures sur scène.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;C’est seul et à genoux qu’il a achevé ce concert. Nous aussi. A genoux. D’émotion. De gratitude. Puis il est réapparu, un court instant, seul devant le rideau rouge. Discret, presque effacé (j’ai repensé à Dinard, que talent et discrétion démesurés riment si bien ensemble), ému surtout sans doute. &amp;nbsp;Puis la lumière s’est rallumée, violemment. Dénouement abrupte après ce spectacle tumultueux et inoubliable, fiévreux, intensément vivant, nous donnant aussi, encore plus,&amp;nbsp;l’inestimable sentiment de l’être&amp;nbsp;: un «&amp;nbsp;brasier&amp;nbsp;» incandescent.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Non, décidément, il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous. Pas de coïncidence. C'était un samedi soir pluvieusement ensoleillé sur la terre, une irrésistible &quot;invitation&quot; &quot;Boulevard&amp;nbsp; des Capucines&quot;...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Dehors, quand j’ai laissé derrière moi ce Boulevard des Capucines avec son «&amp;nbsp;nom qui tout là haut scintille&amp;nbsp;» peut-être pleuvait-il encore. &amp;nbsp;Je l’ignore. Je n’avais qu’un sentiment, celui qu’ «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Il est des rendez-vous,&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Pas de coïncidence,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Allez vers son destin,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;L'amour au creux des mains,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;La démarche paisible,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Porter au fond de soi,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;L'intuition qui flamboie,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;L'aventure belle et pure,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Celle qui nous révèle,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Superbes et enfantins,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Au plus profond de l'âme.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Portée par l'allégresse,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Et la douceur de vivre,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;De l'été qui commence,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;La rumeur de Paris,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Comme une symphonie,&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;Comme la mer qui balance.&amp;nbsp;»*&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Il reste peut-être encore quelques places pour le concert de ce soir, à 18H, &amp;nbsp;à l’Olympia, le dernier concert exceptionnel de cette tournée «&amp;nbsp;Obsession Tour&amp;nbsp;» dans la salle du Boulevard des Capucines, c’est ici&amp;nbsp;: &amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.olympiahall.com/web/spectacles.asp&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;http://www.olympiahall.com/web/spectacles.asp&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;. Je vous le recommande, sans la moindre réserve. Il est impossible que vous le regrettiez. &amp;nbsp;Pour les renseignements sur les dates de la tournée qui continue ensuite, je vous renvoie au site officiel&amp;nbsp;:&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.etiennedaho.com/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;http://www.etiennedaho.com&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;*Extrait de l'&quot; Ouverture&quot; de l'allbum Corps et Armes d'Etienne Daho.&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;mailto:inthemoodforcinema@gmail.com&quot; class=&quot;null&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1058516&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/535429854.JPG&quot; alt=&quot;dinard999.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1058516&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Ci-dessus, 9 ans déjà...: le jury du Festival du Film Britannique de Dinard 1999 avec&amp;nbsp; notamment Etienne Daho&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2006/11/30/vincent-delerm-a-la-cigale-des-concerts-in-the-mood-for-cine.html#c1749715&quot;&gt;Cliquez ici pour lire ma précédente &quot;chronique musicale&quot;, concernant le concert de Vincent Delerm à la Cigale.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;mailto:inthemoodforcinema@gmail.com&quot; class=&quot;null&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Sandra.M&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Avant-première: &quot;Sans Sarah, rien ne va&quot; de Nichollas Stoller,...?!...</title>
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                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
                                                <category>AVANT-PREMIERE</category>
                                                <pubDate>Wed, 04 Jun 2008 12:22:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/806839730.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1050614&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/00/806839730.jpg&quot; alt=&quot;806839730.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1050614&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En voyant le titre de cette note, ou plutôt le titre du film qui sert de titre interrogatif, exclamatif, &lt;em&gt;suspensionnel&lt;/em&gt; (cela ne se dit pas je sais, mais je suis d’humeur inventive aujourd’hui) à cette note, vous vous demanderez sans doute si le soleil cannois ne m’a pas trop tapé sur la tête (ce serait difficile, encore aurait-il fallu que soleil vraiment il y eut) ou si une overdose de films sinistres, réalistes n’a pas eu raison de mon discernement cinématographique. Que nenni&amp;nbsp;! Rien de tout cela. Seulement vous le savez, je ne recule devant aucun sacrifice pour informer mon éminent lectorat, et quand &lt;a href=&quot;http://www.paramount.com&quot;&gt;la Paramount&lt;/a&gt; m’a gentiment (gentiment même si je ne suis pas naïve et sais bien qu’il ne s’agit pas là de philanthropie, gentiment écrivais-je parce que lors de leur précédente invitation pour &lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/archive/2008/04/10/avant-premiere-jeux-de-dupes-de-et-avec-george-clooney.html#comments&quot;&gt;«&amp;nbsp;Jeux de dupes&amp;nbsp;» de George Clooney&lt;/a&gt;, je n’avais pas été particulièrement élogieuse) invitée et&amp;nbsp;proposé de m’alanguir&amp;nbsp; à nouveau dans les moelleux fauteuils rouges de sa salle de projection privée, n’étant sans doute pas aussi incorruptible que j’aimerais l’être, je n’ai pas su résister malgré le titre du film qui n’était pas vraiment une promesse de bonheur cinéphilique, mais le cinéphile se doit d’être curieux et de passer outre les préjugés…. Tout cela pour reculer le moment d’en venir à ce qui devrait être le sujet de cette note. Alors, &lt;strong&gt;le synopsis&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Peter Bretter (Jason Segel) va de galère en galère... Non seulement, il n'arrive pas à percer comme musicien, mais sa petite amie Sarah Marshall (Kristen Bell) (Russell Brand), star du petit écran, vient de le larguer. Désespéré, il décide de se rendre à Hawaï pour se changer les idées. Mais une fois sur place, il est plongé en plein cauchemar : son ex est descendue dans le même hôtel que lui... accompagnée de son nouveau petit ami, chanteur de rock à succès.&lt;br /&gt; Peter tentera de noyer son chagrin dans les cocktails et de se consoler auprès de Rachel (Mila Kunis), une ravissante employée de l'hôtel...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans l’une des premières scènes du film, Sarah annonce à Peter (Jason Segel qui joue le désappointement avec une outrance consternante ou qui force l’admiration) qu’elle va le quitter alors que ce dernier est dans le plus simple appareil. Le ton, plutôt graveleux, est donné même si qualifié d’humour noir dans le dossier de presse (ses auteurs&amp;nbsp;ne doivent pas connaître Edouard Baer, vous avez raison, il faut que je revienne de &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com&quot;&gt;Cannes&lt;/a&gt;, enfin). Les frères Farrelly sont les maîtres du genre, mordant, et d’ailleurs ce film présente quelques similitudes avec leur dernier («&amp;nbsp;Les femmes de ses rêves&amp;nbsp;») qui, s’il n’est pas leur meilleur, reste au-dessus de cette Sarah sans qui rien ne va.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Son réalisateur annonce très modestement avoir voulu réaliser «&amp;nbsp;la première comédie sentimentale catastrophe&amp;nbsp;». De catastrophe à catastrophique il n’y a que quelques lettres que ma conscience artistique m’empêche de franchir. Il est facile d’être sarcastique me direz-vous mais comme dans toute personne (mais si) dans tout film il doit bien en ressortir quelque chose de bon (mais si, si)&amp;nbsp;: la dérision sur l’univers de la télé ( on se moque ici notamment de séries comme &lt;em&gt;Les Experts&lt;/em&gt;) sans doute dont le film qui n’est pas à une contradiction près adopte le style formel ( le non style formel) et le jeu caricatural (à dessein, j’avais compris merci), la gageure de rendre Hawaï moins belle que dans un épisode de &lt;em&gt;Magnum&lt;/em&gt; (quoi, j’ai le droit d’aimer &lt;em&gt;Magnum&lt;/em&gt;&amp;nbsp;!), son idée vertigineuse d’utiliser la métaphore de se jeter à l’eau, au sens propre comme au sens figuré donc&amp;nbsp;( le carpe diem de ce poète de Jason Segel-également auteur du scénario et des musiques du film- disparu avant d’exister) , son idée lumineuse de se dire que tout le monde a eu un jour le cœur brisé et devrait se reconnaître dans&amp;nbsp;son regard de cocker battu, la bonne idée d’un spectacle sur Dracula interprété par des marionnettes, le personnage déjanté de rockeur ridicule et quelques scènes où pointe une touche de mélancolie salvatrice, le flash-back qui souligne le contraste entre l’idéalisation et la réalité. Vous voyez, on trouve toujours et&amp;nbsp; on finirait même par trouver quelques bonnes idées et ce film attachant, parfois, à l’image de ses personnages… Et puis après tout ce n’est qu’un premier film…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une comédie sentimentale catastrophe ou catastrophique pour les amateurs de séries télé (Magnum excepté) à l’humour potache au cœur brisé au regard de cocker (a)battu qui ne connaissent pas encore les films des frères Farrelly. Pour les autres, sans Sarah tout ira très bien…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sortie en salles&amp;nbsp;: le 18 Juin 2008&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sandra.M&lt;/p&gt; 
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                <title>&quot;In the mood for cinema&quot; sur Public Sénat</title>
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                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
                                                <category>IN THE MOOD FOR CINEMA SUR PUBLIC SENAT</category>
                                                <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 21:43:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/00/02/1826224342.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1040507&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/00/02/1826224342.jpg&quot; alt=&quot;1826224342.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1040507&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/02/01/792522463.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1040498&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/02/01/792522463.jpg&quot; alt=&quot;792522463.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1040498&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Après &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/cannes/boite-a-blogs/766360.html&quot;&gt;L'Oréal,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/cannes/boite-a-blogs/766360.html&quot;&gt;Le Monde.fr&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=772b2055dcfc8b7a5f17e7d3b761271b&amp;amp;ad722c985a2ffa2408ac6839d6cf9680_container_id=34572&amp;amp;ad722c985a2ffa2408ac6839d6cf9680_container_mode=instances&amp;amp;ad722c985a2ffa2408ac6839d6cf9680_article_id=246637&quot;&gt;Radio France Bleu Ile-de-France&lt;/a&gt; et quelques autres, c'est la très sérieuse&amp;nbsp;chaîne &lt;a href=&quot;http://www.publics%c3%a9nat.fr/&quot;&gt;Public Sénat&lt;/a&gt; qui a choisi de mettre &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com&quot;&gt;&quot;In the mood for Cannes&quot;&lt;/a&gt; à l'honneur&amp;nbsp;(mais aussi mes deux autres blogs &quot;&lt;a href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/&quot;&gt;In the mood for cinema&lt;/a&gt;&quot; et &quot;&lt;a href=&quot;http://inthemoodfordeauville.hautetfort.com/&quot;&gt;In the mood for Deauville&quot;&lt;/a&gt;) avec le prestigieux voisinage du &lt;a href=&quot;http://www.cahiersducinema.com/&quot;&gt;site des Cahiers du Cinéma&lt;/a&gt; et du très complet site de référence &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/&quot;&gt;Allociné&lt;/a&gt;, deux sites que j'apprécie par ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/00/02/390630368.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1040504&quot; src=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/media/00/02/390630368.jpg&quot; alt=&quot;390630368.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1040504&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'interview a eu lieu dans les salons du &lt;a href=&quot;http://cinema.pantheon.free.fr/&quot;&gt;cinéma du Panthéon&lt;/a&gt;,&amp;nbsp; dans le 5ème arrondissement de Paris, un de mes cinémas fétiches,(&amp;nbsp;lesquels salons à l'ambiance tamisée et propice aux divagations et rêveries cinématographiques,&amp;nbsp;ont été décorés par Catherine Deneuve et sont parsemés de livres sur le cinéma ), sous l'oeil&amp;nbsp;intrigué de Xavier Beauvois qui se trouvait là par hasard, de nouveau en pleine immersion cinématographique donc, ou bien peut-être encore dans l'irréalité cannoise, là où la frontière entre fiction et réalité est si fragile.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;L'exercice est parfois réducteur comme sur la radio précitée où j'ai dû raconter cette anecdote sans grand intérêt sur les Ch'tis alors que j'aurais aimé parler de films plus &quot;pointus&quot; comme &quot;Je veux voir&quot; qui m'avaient enthousiasmée mais l'expérience demeure&amp;nbsp;toujours instructive...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'émission a été diffusée ce lundi à 18H35 et le sera de nouveau ce soir à 23H20, demain mardi à 1H55 et à 8H20, vendredi 6 à 2OH55, samedi 7 à 1H40 et 7H50 etc&amp;nbsp;. Vous pourrez également la retrouver sur &lt;a href=&quot;http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=56984&quot;&gt;la page de l'émission &quot;Parlons blogs&quot; de Public Sénat.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;iframe height=&quot;278&quot; scrolling=&quot;no&quot; width=&quot;322&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.publicsenat.fr/vodiFrame.php?idE=56984&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Tous les articles &quot;in the mood for Cannes 2008&quot;</title>
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                <author>noreply@ (Sandra.M)</author>
                                                <category>FESTIVAL DE CANNES 2008</category>
                                                <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 20:50:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Retrouvez ci-dessous, avant le retour de l'actualité sur &quot;In the mood for cinema&quot;, tous mes articles&amp;nbsp;en direct du&amp;nbsp;Festival de Cannes 2008 publiés sur&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com&quot;&gt;&lt;strong&gt;mon autre blog &quot;In the mood for Cannes&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&quot;&amp;nbsp;&amp;nbsp;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Cliquez ci-dessous&amp;nbsp;sur l'un ou plusieurs&amp;nbsp;des 18&amp;nbsp;titres des articles selon celui ou ceux&amp;nbsp;&amp;nbsp;qui vous intéressent&amp;nbsp;&amp;nbsp;pour pouvoir y accéder et les lire:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/1442333988.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1048178&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/1442333988.JPG&quot; alt=&quot;1442333988.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1048178&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/15/ceremonie-et-film-d-ouverture-du-61eme-festival-de-cannes-en.html&quot;&gt;Cérémonie et film d'ouverture du 61ème Festival de Cannes en direct: du rêve à la réalité (15.05.2008)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/1734686704.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1048124&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/1734686704.jpg&quot; alt=&quot;1734686704.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1048124&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/15/in-the-mood-for-cannes-sur-le-monde-fr.html&quot;&gt;&quot;In the mood for Cannes&quot; sur LeMonde.fr (15.05.2008)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;3.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/15/in-the-mood-for-cannes-elu-blog-du-jour-par-l-oreal.html&quot;&gt;&quot;In the mood for Cannes&quot; élu blog du jour par L'Oréal (15.05.2008)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/16/ouverture-d-un-certain-regard-hunger-de-steve-mc-queen.html&quot;&gt;Ouverture d'Un Certain Regard: &quot;Hunger&quot; de Steve Mc Queen (16.05.2008)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/1869244275.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1048129&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/00/00/1869244275.JPG&quot; alt=&quot;1869244275.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1048129&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/17/seance-du-president-the-third-wave-de-alyson-thompson-en-pre.html&quot;&gt;Séance du Président : &quot;The Third wave&quot; de Alyson Thompson en présence de Sean Penn (17.05.2008)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/1576099480.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1048156&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/01/1576099480.JPG&quot; alt=&quot;1576099480.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1048156&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/02/00/441525320.JPG&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;6.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/17/je-veux-voir-de-joana-hadjithomas-er-khalil-joreige-avec-ca.html&quot;&gt;&quot;Je veux voir&quot; de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige avec Catherine Deneuve: Un certain regard (18.05.2008)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;7.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/19/indiana-jones-et-le-royaume-du-crane-de-cristal-de-steven-s.html&quot;&gt;&quot;Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal&quot; de Steven Spielberg en avant-première mondiale: jubilatoire!&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(19.05.2008)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;8.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/20/hommage-du-festival-de-cannes-2008-a-manuel-de-oliveira-clin.html&quot;&gt;Hommage du Festival de Cannes 2008 à Manuel de Oliveira: Clint, Sean, Michel et les autres&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(20.05.2008)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/43906115.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1048142&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/43906115.JPG&quot; alt=&quot;43906115.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1048142&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/580573474.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1048161&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/02/580573474.jpg&quot; alt=&quot;580573474.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1048161&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;9.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/21/selection-officielle-competition-two-lovers-de-james-gray-et.html&quot;&gt;Sélection officielle (compétition): &quot;Two lovers&quot; de James Gray et &quot;Le silence de Lorna&quot; de Jean-Luc et Pierre Dardenne, vertiges de l'amour (21.05.2008)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;10.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/21/instantane-du-jour-a-20-millions-meme-ici-on-n-y-echappe-pas.html&quot;&gt;Instantané du jour à 20 millions: &quot;Les Ch'tis&quot;, même à Cannes, impossible de leur échapper (21.05.2008)&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/302365353.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1048168&quot; src=&quot;http://www.inthemoodforcinema.com/media/01/01/302365353.JPG&quot; alt=&quot;302365353.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1048168&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;11.&lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/22/l-echange-de-clint-eastwood.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;L'échange&quot; de Clint Eastwood: politique et manichéen (22.05.2008)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;12.&lt;a href=&quot;http://inthemoodforcannes.hautetfort.com/archive/2008/05/23/la-lecon-de-cinema-de-quentin-tarantino1.html&quot;&gt;La l